Le vendredi a été consacré à la transmission, avec une forte mobilisation des scolaires et des premiers temps d’échanges professionnels.
Le samedi a constitué le temps fort de l’événement, avec une fréquentation maximale et une programmation dense mêlant concours agricole, trophée des Lycéens, conférences et rencontres.
Le dimanche, plus familial, a permis de prolonger l’expérience dans un format accessible, favorisant les échanges intergénérationnels et la découverte.
La jeunesse a occupé une place centrale tout au long de l’événement.
Forte mobilisation des établissements scolaires dès le vendredi
Participation active aux ateliers, concours et dispositifs immersifs
Présence marquée de jeunes dans les concours (notamment Jeunes Meneurs)
Intérêt réel pour les métiers agricoles, les enjeux climatiques et les perspectives.
Les échanges ont montré une génération curieuse, lucide et déjà impliquée, loin des clichés. Leur présence massive et qualitative constitue un signal particulièrement encourageant pour l’avenir des filières de montagne.
Le vendredi a donné le ton. Entièrement dédié à la transmission, il a placé la jeunesse au cœur de l’événement, non pas en spectatrice mais en véritable actrice de son parcours.
Tout au long de la journée, les établissements du territoire ont été accueillis dans des parcours construits, mêlant ateliers, concours et conférences. Loin d’un format théorique, les enjeux agricoles et climatiques ont été abordés de manière concrète, vivante et immersive, permettant aux élèves de comprendre, ressentir et s’approprier des sujets souvent perçus comme complexes.
Les retours des enseignants sont sans équivoque. Ils soulignent la qualité et la pertinence des contenus proposés, la richesse des formats, mais aussi et surtout la capacité de l’événement à capter durablement l’attention des élèves. Cette adhésion témoigne de la justesse du format et confirme qu’une approche incarnée, ancrée dans le réel, permet de rendre accessibles des enjeux majeurs pour leur avenir.
Le cycle de conférences a constitué l’un des piliers de Terre & Cimes.
Réparties sur deux jours, elles ont permis d’aborder de manière complémentaire les grands enjeux contemporains :
Climat et adaptation des territoires (Serge Zaka, Christian Clot)
Construction d’une société désirable face aux transitions (Fabrice Bonnifet)
Biodiversité et compréhension du vivant (Philippe Grandcolas, Mathilde Simon)
Lien entre alimentation, santé et écosystèmes (Marc-André Selosse, Pierre Weill)
Gestion de l’eau et tensions hydrologiques (Charlène Descollonges & Jean-Bapiste Bosson)
Ces conférences ont été pensées pour être exigeantes sur le fond mais accessibles dans la forme, avec une volonté claire de décloisonner les sujets.
Un point particulièrement notable, la qualité des modérations, assurées par des profils capables de faire dialoguer experts, agriculteurs et grand public.
Les modérateurs ont joué un rôle essentiel en rendant les échanges vivants, facilitant la compréhension, et en créant de véritables temps de débat, loin des formats descendants.
Résultat : des conférences suivies, dynamiques, avec une forte interaction du public. Si vous les avez manquées, ou si vous souhaitez revivre ces échanges, retrouvez l’ensemble des conférences sur Youtube.
L’événement a su réunir, dans un même espace et dans une même dynamique, un ensemble d’acteurs représentatifs de toute la richesse et de la diversité du territoire. Producteurs engagés, institutions, structures environnementales, artisans et acteurs culturels ont cohabité avec cohérence, chacun apportant sa vision, son savoir-faire et sa capacité à raconter la montagne d’aujourd’hui et de demain.
Cette diversité n’a jamais été dispersée. Elle a au contraire trouvé toute sa force dans une organisation pensée en pôles thématiques, permettant de structurer naturellement l’expérience du visiteur. Autour de grands axes tels que la valorisation de la race Tarine, les enjeux climatiques, les terroirs ou encore les savoir-faire, chaque espace proposait une lecture claire et identifiable, facilitant l’appropriation des contenus.
Cette structuration a largement contribué à la fluidité des parcours, permettant au public de circuler librement, sans rupture, tout en construisant progressivement sa compréhension des enjeux. D’un pôle à l’autre, les visiteurs passaient ainsi de la démonstration concrète à l’échange, de l’observation à l’expérience, dans une continuité naturelle.
Au-delà de l’organisation, c’est bien la complémentarité des approches qui a marqué les esprits. Démontrer, transmettre, faire vivre. Ces trois dimensions se sont entremêlées pour proposer une expérience complète, à la fois pédagogique, sensorielle et humaine, fidèle à l’ambition de Terre & Cimes.
Terre & Cimes a affirmé, tout au long de l’événement, une ligne éditoriale claire et pleinement assumée, en parfaite cohérence avec ses ambitions initiales. L’événement a su mettre en lumière, avec justesse et sincérité, les femmes et les hommes qui font vivre la montagne au quotidien, en donnant à voir des parcours, des engagements et des réalités souvent méconnues du grand public.
Les savoir-faire agricoles ont été valorisés avec exigence, sans jamais être figés dans une vision passéiste. Au contraire, ils ont été présentés comme vivants, en mouvement, en lien direct avec les enjeux contemporains. Cette approche a permis de croiser intelligemment agriculture, culture et grandes questions sociétales, offrant une lecture élargie et accessible à tous les publics.
La sensibilisation s’est faite avec équilibre, en évitant toute posture culpabilisante. L’objectif a été tenu : informer, faire comprendre, susciter la réflexion, tout en donnant des clés concrètes pour agir et se projeter dans l’avenir.
Cet équilibre subtil entre contenu de fond, émotion et convivialité a été particulièrement salué. Il a permis de créer une expérience à la fois enrichissante et accessible, fidèle à l’esprit de Terre & Cimes.
Le concours et les animations autour de la race Tarine ont constitué un moment central :
Forte mobilisation des jeunes participants
Qualité des présentations et implication des éleveurs
Transmission concrète des savoir-faire
Ces temps ont permis de valoriser le lien profond entre animal, territoire et filière, tout en renforçant l’attractivité des métiers agricoles.
Terre & Cimes 2026 n’a pas simplement existé le temps de trois jours. Il a laissé une empreinte. Celle d’un moment où un territoire s’est regardé, s’est raconté, et a choisi d’avancer ensemble.
Bien au-delà d’un événement, il s’est imposé comme un véritable espace de transmission, de dialogue et de projection, où chacun, agriculteur, jeune, visiteur, partenaire a trouvé sa place et son rôle. Il a permis de remettre du sens là où parfois le doute s’installe, de redonner de la fierté à des métiers essentiels, et de rendre visibles celles et ceux qui façonnent nos paysages et notre alimentation.
Porté par une mobilisation sincère, par une jeunesse présente, curieuse et déjà engagée, et par des contenus exigeants mais accessibles, Terre & Cimes a su créer quelque chose de précieux : du lien. Un lien entre générations, entre des mondes parfois éloignés, entre réflexion et action.
Et c’est sans doute là sa plus grande réussite. Avoir ouvert des perspectives, non pas théoriques, mais concrètes, incarnées, partagées.
Cette première édition n’est pas une fin. C’est un point de départ. Un socle solide, profondément humain, sur lequel il est désormais possible de construire plus grand, plus loin, et surtout ensemble.
(Re)vivez l’événement en vidéo :