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Vendredi 10 août 2018

Face au Mont Blanc

Alpage Col du Joly - Hauteluce/Les Contamines Montjoie

L’été sec que nous subissons a des conséquences inattendues : la marche facile de 30 minutes à plat s’est transformée en une longue descente de près de 2 heures ! En cause le manque d’herbe qui a empêché les GEROLA de monter leur troupeau en haut de leur alpage comme ils en ont l’habitude début août. Pour le moment il est dans le Creux de Jonction, près d’un torrent qui assure un meilleur herbage. Parce que sans herbe, point de lait !

Tout le monde a bien compris les circonstances et se met en marche face au Mont Blanc… Bon, là aussi, il faut savoir qu’il est là parce qu’il se cachera toute la journée derrière un épais brouillard…

Heureusement la dégustation de Beaufort fait oublier les vicissitudes de cette descente !

Bruno est encore à l’étable, à près de 100km de l’alpage, parce qu’un un taureau trop occupé à regarder le paysage l’été dernier a provoqué un décalage des vêlages et qu’il doit faire les allers-retours quotidiens pour s’occuper des bêtes qui mettent bas !

Rachel reçoit donc notre « petite » troupe pour présenter l’exploitation. L’hiver à Lullin, sur les « balcons du Léman » ils fabriquent Reblochon, Abondance, Raclette, tommes et fromages frais, qu’ils vendent en direct. L’été ils cherchaient un alpage qui permette de livrer à une coopérative en gestion directe et c’est comme cela qu’ils sont arrivés au Col du Joly, si loin de la baignoire de Gargantua !

Après le pic-nic Rachel explique la fabrication des fromages et joint le geste à la parole en faisant une tomme blanche avec le lait trait ce matin. Chauffage du lait, emprésurage, caillage, tout cela fonctionne comme pour le Beaufort. Si ce n’est qu’ici on va pouvoir goûter sur place, pas d’affinage pour la tomme blanche. Si les Savoyards ont tendance à la manger salée, des visiteurs Vendéens nous expliquent qu’ils font la même chose mais la mangent toujours sucrée.

L’heure de la traite approche alors Emilie, employée depuis cette année, envoie les chiens chercher le troupeau. Pas une vache ne manque à l’appel, ils sont d’une efficacité redoutable ! Les laitières profitent d’une traite avec vue, la remorque est vitrée pour qu’elles profitent du paysage ! L’occasion pour tout le monde de goûter le lait frais, un succès qui ne se dément jamais.

Au moment de la remontée Bruno fera plusieurs voyages pour véhiculer les plus jeunes, et les moins jeunes, dans son pick-up. Une dernière belle aventure pour conclure cette journée.