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Mardi 24 juillet 2018

Autour du Lac du Mont Cenis

Alpage de Savalin - Lanslebourg/Mont-Cenis

En cette semaine de canicule, nous sommes allés chercher la fraîcheur au Lac du Mont-Cenis.

A l’alpage de Savalin, avec Benoit c’est une histoire qui se perpétue, une passion qui s’est transmise d’une génération à l’autre. Ancienne fruitière, le chalet a évolué pour laisser place à la vie de famille. L’envie de transmettre, de faire bien les choses et la ferveur qui habitent Benoit et Aude résonne au bord de ce lac Savoyard. Trois générations habitent le chalet pendant l’été, Benoît, Aude avec leur fille Marie, 2 ans et demi et la grand-mère.

Les alpages au Mont-Cenis sont privés et la dizaine de producteurs du plateau se partagent les parcelles et l’herbe pour l’été. Les troupeaux ne sont pas bien grands et leur lait est donc récolté par la Coopérative de Lanslebourg une fois par jour pour fabriquer du Beaufort.

Le rendez-vous était donné juste au-dessus du chalet « La Vachère » avec Letitia Tourt, notre guide pour la journée. Originaire de Lanslebourg et ayant des parents alpagistes au Mont –Cenis, c’était donc la personne idéale pour faire découvrir l’histoire du Mont-Cenis et la place du pastoralisme à la trentaine de personnes présentes.

Entre les marmottes, les bords du lac et le chalet d’alpage, les explications et les anecdotes sont nombreuses sur ce plateau autrefois italien et devenu français seulement après la deuxième guerre mondiale. Le lac est encore bas et nous avons pu nous approcher du bord pour voir si l’eau était à notre goût… un peu froide…  Surtout avec la lombarde et les orages menaçants…

En direction du troupeau, Letitia nous en apprend un peu plus sur le pastoralisme, les races des vaches… mais sans trop en dire pour laisser Benoît parler de son métier, sa passion. Avant d’attaquer  la traite, la dégustation de Beaufort, de vin blanc et de jus de pommes, tout le monde était attentif et échangeait avec notre alpagiste passionné. Des règles de l’AOP Beaufort aux prédateurs des vaches, nous en avons encore appris beaucoup lors de cet échange. Quelques gouttes n’ont pas empêché certains de rester jusqu’à la fin de la traite des 40 tarines, en recherche d’informations auprès de notre guide et de Benoît.

Pour bien finir cette journée, nous nous retrouvons au Gîte Le Toët, accueillis par Catherine, la propriétaire et nos six chanteurs piémontais. Au complet pour une soirée sous le signe de l’amitié franco-italienne. Dans une ambiance chaleureuse et animée, nous avons pu déguster un repas montagnard au son des chants traditionnels.

« Etoiles des neiges »… « Montagne dël me piemont »