Brèves

C'est l'été, c'est l'emmontagnée

Chantal  Pin-Juglaret adore ce moment de l'année où elle prend ses quartiers d'été. Quand on a la chance de connaître cet endroit magnifique on comprend qu'elle ne s'en lasse pas. Chantal monte ici depuis qu'elle est gamine et aujourd'hui à 53 ans, elle éprouve toujours autant de plaisir. Elle avait 18 ans quand elle a repris l'exploitation de son oncle.

Lundi - Il est 8h, au Veys Devant. La traite du matin est terminée et le lait (environ 1400 litres à cette période de l'année) vient d'être ramassé par la coopérative laitière de Bourg-St-Maurice pour être transformé en belles meules de Beaufort.

Tout le monde est prêt pour la remue : Julien Ottobon, associé du Gaec, attèle la machine à traire et ouvre le convoi : il se dépêche car il doit redescendre dans la vallée pour faire les foins. Les vaches comprennent qu’elles vont suivre et attendent au fil que Chantal donne le départ : c’est finalement Louis, le fils de Chantal qui ouvrira la voie. Michel, salarié pour l'été, fait des allers-retours entre le lieu de départ et d'arrivée pour transporter le matériel : groupe électrogène, citerne à lait mobile... Les vaches sont en montagnette depuis début juin. Et elles montent, doucement, vers le haut de l’alpage, bénéficiant ainsi d'une flore des plus luxuriantes.

Nous avons fait une petite halte pour laisser les vaches profiter pleinement des prairies verdoyantes. Le paysage était superbe avec une vue sur 3  sommets célèbres : le Mont Pourri, la Grande Casse et Bellecôte. Puis direction le Plan des Veys et le chalet d’alpage à un peu plus de 2 000 m d’altitude.

Dans les prochaines semaines, les vaches continueront leur ascension jusqu’au Fornet à 2500 m et y resteront jusqu’au 15 septembre. Ensuite, le 21 octobre, elles reprendront le chemin inverse pour regagner Bourg-St-Maurice, tout en pâturant de nouveau l’herbe pâturée en montant. Aux premiers froids, elles se mettront au chaud à l'étable située à Vulmix.