Ce système agricole et sa production assureront une relative aisance à la population jusqu'aux années 1960. Mais, basée sur une main d'oeuvre importante et dans une époque d'exode rural massif, la production périclite à moins de 500 tonnes.
C'est alors que quelques agriculteurs réfléchissent à une nouvelle organisation. Le Beaufort doit par sa qualité justifier d'un prix élevé permettant de supporter les surcoûts de l'agriculture en haute-montagne. La coopération, en créant des ateliers qui assurent la fabrication, l'affinage et la commercialisation, s'avère être la structure clé de cette renaissance.
Commence alors sous l'impulsion de l'Union des Producteurs de Beaufort la mise en place d'une politique de filière :
- recherche d'une meilleure maîtrise de la qualité par la création du service technique en collaboration avec différents organismes de recherches (INRA, ITFF) ;
- démarche de reconnaissance du fromage en AOC qui aboutira en 1968 ;
- travaux nécessaires à une diminution de la pénibilité de la production du lait. Il s'agit essentiellement du développement de la traite mécanique en alpage et de la mécanisation partielle des travaux de fenaison.
Cette politique, associée à la politique agricole nationale de la montagne, a permis à l'agriculture de subsister et à la production de Beaufort d'atteindre près de 4 330 tonnes en 2007.
Les grandes surfaces d'alpage ont depuis le début des années 60 trouvé une autre finalité. Elles accueillent les vacanciers qui peuvent ainsi bénéficier de remarquables domaines skiables réputés dans le monde entier.