- L'Union des Producteurs de Beaufort regroupe
l'ensemble des coopératives de la zone Beaufort, qui produisent
75 % du tonnage. A l'origine du renouveau du Beaufort, l'U.P.B.
a mis en place un service technique ouvert à tous (coopératives
et autres), financé par une cotisation au kilo de lait transformé.
- Le Syndicat de Défense du Beaufort, créé
en 1975, a vocation à regrouper l'ensemble des ateliers et
des producteurs de lait. II est plus particulièrement chargé
de la promotion collective et de la gestion de l'Appellation d'Origine
Contrôlée ; à ce titre il est l'organisme agréé
par
l'Institut National des Appellations d'Origine.
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Nombre d'ateliers de production : 7 coopératives permanentes
assurant 71,1 % de la production, 2 coopératives d'affinage,
6 groupements pastoraux (système de gestion collective
des alpages), 29 producteurs particuliers et 2 acheteurs de
lait.
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1000 emplois sont liés à
la filière beaufort au niveau des exploitations et
des ateliers de transformation.
De nombreux agriculteurs exercent par ailleurs une double
activité liée aux sports d'hiver.
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520 exploitations assurent la production
du lait à beaufort.
Elles sont de petites tailles (production laitière
moyenne de 80.000 kilos de lait par an contre 200.000 au niveau
national).
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Le lait : il faut un peu plus de 10
kilos de lait pour fabriquer un kilo de beaufort. Ce sont
environ 45 millions de kilos de lait qui sont transformés
en beaufort.
Ce sont quelques 11.000 vaches de race tarine ou abondance
qui produisent le lait destiné à la fabrication
du beaufort. Ces vaches pour la période d'été
peuplent les alpages.
Les cotisations interprofessionnelles : elles sont de l'ordre
de 31,39 €/1000 litres de lait transformés en
beaufort pour le fonctionnement de l'Union des Producteurs
de Beaufort et du syndicat de défense.
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Un siècle après l'apparition
de son nom, son existence est menacée
Ce système agricole et sa production assurera une relative
aisance à la population jusqu'aux années 1960. Mais,
basée sur une main d'uvre importante et dans une époque
d'exode rural massif, la production périclite à moins
de 500 tonnes.
Le renouveau du beaufort
C'est alors que quelques agriculteurs réfléchissent
à une nouvelle organisation. Le beaufort doit par sa qualité
justifier d'un prix élevé permettant de supporter
les surcoûts de l'agriculture en haute-montagne.
La coopération,
en créant des ateliers qui assurent la fabrication, l'affinage
et la commercialisation, s'avèrent être la structure
clé de cette renaissance.

Commence
alors sous l'impulsion de
l'Union des Producteurs de Beaufort
la mise en place d'une politique de filière :
- recherche d'une meilleure maîtrise
de la qualité par la création du service technique
en collaboration avec différents organismes de recherches
(INRA, ITFF) ;
- démarche de reconnaissance du fromage
en AOC qui aboutira en 1968 ;
- travaux nécessaires à une
diminution de la pénébilité de la production
du lait. Il s'agit essentiellement du développement de la
traite mécanique en alpage et de la mécanisation partielle
des travaux de fenaison.
Cette politique, associée à la politique agricole
nationale de la montagne, a permis à l'agriculture de subsister
et à la production de beaufort d'atteindre près de
4150 tonnes en 2005.
Les grandes surfaces d'alpage ont depuis le début des années
60 trouvé une autre finalité. Elles accueillent les
vacanciers qui peuvent ainsi bénéficier de remarquables
domaines skiables réputés dans le monde entier.